Deux cents Femmes d’acier provenant de sections locales partout au pays se sont réunies récemment pour assister à la Conférence nationale sur la condition féminine du Syndicat des Métallos, laquelle a connu beaucoup de succès. Un des thèmes clés de l’activité était «Action pour mettre fin à la violence faite aux femmes». Alors que nous célébrons la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes, je veux encourager tous les Métallos à prendre part à des actions pour veiller à ce que les femmes et les filles puissent vivre en sécurité au Canada.
Les déléguées à la conférence ont signé des cartes postales et une pétition en ligne exhortant le nouveau premier ministre Justin Trudeau à agir. Pour maintenir la pression, nous invitons tous les militants à téléphoner à leurs députés fédéraux ou à leur rendre visite. Le message vise deux objectifs : une enquête nationale sur les femmes autochtones disparues et assassinées qui se fonde sur de véritables consultations auprès d’organisations de femmes autochtones et des familles des victimes, et la création par le gouvernement fédéral d’un plan d’action national pour mettre fin à la violence d’après le «modèle» que des organisations féminines au pays ont élaboré.
Avant leur élection le 19 octobre, les libéraux ont annoncé qu’ils agiraient sur ces deux fronts. Nous accueillons favorablement cette nouvelle attitude de la part du gouvernement fédéral. Nous devons aussi maintenir la pression pour veiller à ce qu’il tienne sa promesse en instaurant des programmes réellement efficaces. De son côté, le Syndicat des Métallos continuera d’agir et d’appuyer ses alliés du mouvement des femmes.
Le 6 décembre, nous commémorons le jour où, en 1989, un homme a tué quatorze jeunes étudiantes en ingénierie à l’École Polytechnique de Montréal. Ce jour-là, il est difficile de ne pas penser aux nombreuses victimes de violence sexiste, en particulier aux 1200 femmes et filles autochtones disparues ou assassinées depuis 1980. Bien que la prise de conscience s’améliore, grâce au travail acharné de nos alliés comme le Réseau canadien des maisons d’hébergement pour femmes, Ending Violence Association of B.C., l’Association des femmes autochtones du Canada et le YMCA, la violence se poursuit. Plus récemment, des femmes musulmanes ou qui semblaient l’être ont été la cible d’agressions physiques, superposant la haine religieuse à la violence sexiste. De plus, dans la région de Val d’Or au Québec, on découvre des preuves honteuses que les forces policières exploitent les femmes autochtones.
Nous rendons hommage aux personnes qui ont perdu la vie en nous engageant, tout comme notre syndicat, à agir pour mettre fin à la violence faite aux femmes et aux filles.
Solidairement,
Le directeur national,
Ken Neumann
Partagez sur Facebook