Dernières mises à jour

Ni contre-proposition de l’employeur ni reprise des négociations

3 avril 2019

TROIS-RIVIÈRES – ABI est arrivée les mains vides à la rencontre de conciliation de ce matin, balayant du revers de la main la contre-proposition syndicale qui comportait pourtant plusieurs compromis. Ni contre-proposition ni ouverture à une reprise des négociations. 

«La compagnie s’est présentée à la rencontre le torse bombé par les récentes déclarations inappropriées du premier ministre, qui a pris parti contre les syndiqués. Résultat, ABI n’a pas daigné répondre à la contre-proposition syndicale qui comportait plusieurs compromis et a refusé une reprise des négociations en bonne et due forme. Pire, elle laisse planer la menace d’un arrêt de la dernière série de cuves. Les interventions déplacées du premier ministre ont mis de l’huile sur le feu et nuit à la résolution du conflit», explique le président de la section locale 9700 des Métallos, Clément Masse. 

Tout ce qu’il y a sur la table, c’est une offre patronale moins généreuse qu’il y a 15 mois déjà refusée à 82 % par les syndiqués en assemblée générale le 11 mars dernier. Le 27 mars, le premier ministre a déclaré à l’assemblée nationale que les contrats d’énergie liant Alcoa au gouvernement et à Hydro‑Québec, qui permettent à Alcoa de ne pas payer pour son bloc d’énergie en invoquant la clause d’ »Act of God » étaient du «stuff de junior» et qu’il était «tombé en bas de [sa] chaise» lorsqu’il en a pris connaissance.

«Après s’être avoué impuissant à briser les contrats d’énergie, François Legault se retourne de bord et frappe les plus affectés par le conflit, les syndiqués. Les travailleurs se sentent abandonnés par leur gouvernement. Ce n’est pas une grève, c’est un lockout. Et le syndicat n’a aucune demande, il a déjà ouvert la porte à plusieurs reculs et même à une diminution de plus d’une centaine de postes. Attaqués par une multinationale qui ne cesse d’ajouter de nouvelles coupures, les syndiqués se sentent trahis par le premier ministre qui choisit le camp de la multinationale américaine, plutôt que celui des travailleurs et de l’économie régionale», dénonce l’adjoint au directeur québécois des Métallos, Dominic Lemieux. 

L’Aluminerie de Bécancour est celle d’Alcoa qui présente les coûts de main-d’œuvre par tonne produite les plus bas en Amérique du Nord et que les salaires y sont comparables aux autres alumineries québécoises. Le lockout a fait perdre à Hydro-Québec 165 millions en 2018.

Le Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, est le plus important syndicat du secteur privé au Québec. Il regroupe plus de 60 000 travailleurs et travailleuses de tous les secteurs économiques. 

Clairandrée Cauchy, 514 774-4001, ccauchy@metallos.ca

online pharmacy cipro for sale no prescription

Inscrivez-vous à notre infolettre

Nouvelles récentes

Image for Un bon contrat de travail pour les 3 000 métallos chez TELUS

Un bon contrat de travail pour les 3 000 métallos chez TELUS

2 novembre 2026 | Communiqué de presse

VANCOUVER – Quelque 3 000 travailleuses et travailleurs de TELUS répartis dans quatre provinces ont ratifié à une large majorité un nouveau contrat de travail avec l’entreprise. La nouvelle convention collective répond aux principales priorités des syndiqué.e.s, notamment la « stabilité et la sécurité » au travail, a déclaré Michael Phillips, président de la section […]

Image for Les Métallos au propriétaire de Stelco: «Bien sûr qu’on agit de concert avec Ottawa!»

Les Métallos au propriétaire de Stelco: «Bien sûr qu’on agit de concert avec Ottawa!»

29 octobre 2026 | Communiqué de presse

Le syndicat représentant les travailleur.euse.s licencié.e.s ne s’excuse pas d’aider à faire respecter la loi canadienne TORONTO – Le PDG américain de l’entreprise propriétaire des aciéries Stelco, qui licencie des travailleur.euse.s canadien.enne.s, a accusé le Syndicat des Métallos « d’agir de concert » avec le gouvernement fédéral. « Bien sûr qu’on agit de concert avec […]