ABBOTSFORD (C.-B.) – Après des semaines de retard et d’inaction, Rogers Communications revient enfin à la table de négociation avec les membres de la section locale 1944 du Syndicat des Métallos en grève à Abbotsford. Si les Métallos se réjouissent que Rogers ait accepté de reprendre les négociations, le syndicat espère que cette occasion ne sera pas qu’un geste symbolique de la part des cadres de l’entreprise et de ses parties intéressées, mais qu’elle débouchera sur des progrès réels et un contrat équitable.
« Les travailleuses et travailleurs ont été clairs en rejetant la dernière offre de Rogers à une écrasante majorité, a déclaré Michael Phillips, président de la section locale 1944 des Métallos. L’entreprise doit se présenter à la table prête à abandonner ses positions intransigeantes et à proposer un contrat qui respecte la valeur du travail de nos membres. »
Le personnel technique en grève à Abbotsford exige l’égalité de traitement avec leurs collègues de Vancouver et de Langley, où le travail, les responsabilités et les attentes des clients sont identiques.
« Il s’agit du même travail et des mêmes tâches, et les clients de la région métropolitaine de Vancouver paient le même prix; il est donc normal que nos techniciennes et techniciens gagnent le même salaire », a soutenu Michael Phillips.
Alors que le conflit entre dans son deuxième mois, Rogers continue de faire appel à des cadres supérieurs, dont certains ont été recrutés à l’extérieur de la province, dans le but de remplacer les grévistes, une tactique qui va à l’encontre de l’esprit de la nouvelle loi fédérale anti-briseurs de grève et de négociations collectives sérieuses.
La section locale 1944 des Métallos se réjouit de voir le NPD fédéral prendre position sur cette question et s’engager à présenter une modification à la loi lors de la reprise des travaux parlementaires en septembre afin de combler cette lacune.
« Cet engagement envoie un signal fort disant que la loi ne doit pas permettre aux employeurs de contourner des négociations équitables en déployant des cadres supérieurs extérieurs à l’entreprise comme travailleuses et travailleurs de remplacement. Nous saluons ce soutien et demandons à Rogers de donner la priorité à la communauté et à ses clients. Nous sommes prêts à reprendre le travail et à continuer de fournir les services dont nos communautés ont besoin. Toutefois, cela ne se produira pas tant que Rogers ne se présentera pas à la table de négociation avec une réelle intention de négocier et de parvenir à un contrat équitable », a ajouté Michael Phillips.
Le syndicat espère que les négociations de demain marqueront le début d’une avancée importante vers la résolution de la grève et le rétablissement des services.
La section locale 1944 des Métallos représente environ 4000 travailleuses et travailleurs des télécommunications partout au Canada, notamment des technicien.ne.s, des agent.e.s du service à la clientèle, du personnel administratif et d’autres employé.e.s de première ligne qui assurent la liaison à l’échelle du pays.
À propos du Syndicat des Métallos
Le Syndicat des Métallos représente 225 000 membres dans presque tous les secteurs économiques du Canada et est le plus important syndicat du secteur privé en Amérique du Nord, comptant 850 000 membres au Canada, aux États-Unis et dans les Caraïbes.
Chaque année, des milliers de travailleuses et travailleurs choisissent d’adhérer au Syndicat des Métallos en raison de sa solide réputation à créer des lieux de travail plus sains, plus sécuritaires et plus respectueux, et à négocier de meilleures conditions de travail et des rémunérations plus équitables – y compris de bons salaires, avantages sociaux et régimes de retraite.
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