L’invisibilité du syndicalisme dans la politique des droits de la personne : Vers une réforme des mécanismes de protection des droits de la personne au Mexique afin d’y inclure les syndicalistes et les militant.e.s des droits dans le domaine du travail
Le présent rapport analyse des cas de violence à l’encontre de syndicalistes et de militant.e.s des droits dans le domaine du travail au Mexique. Il examine la répression de la liberté d’association et de la négociation collective authentique, bien qu’il s’agisse de droits fondamentaux en vertu du système juridique mexicain, ainsi que la façon dont cela se manifeste dans le contexte des intérêts patronaux et de l’intervention – ou l’absence d’intervention – des autorités.
Grâce à une recherche qualitative s’appuyant sur des sources primaires et secondaires, notamment des entrevues avec des dirigeant.e.s et des militant.e.s du mouvement syndical indépendant ayant été confronté.e.s à des actes de violence, le rapport vise à démontrer que le syndicalisme de protection favorable aux employeurs continue de prévaloir, malgré les réformes du travail adoptées par le Mexique en 2019. Cette situation a conduit les syndicats indépendants à solliciter la protection de mécanismes internationaux, notamment le Mécanisme de réponse rapide en matière de travail de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), pour les cas survenant dans les secteurs visés. Le présent rapport analyse six cas précis et emblématiques dans plusieurs États mexicains, caractérisés par leur intégration dans des chaînes d’approvisionnement internationales : automobile, pneus, transport binational et exploitation minière. Cette analyse permet de comprendre comment la violence antisyndicale s’est manifestée sur le terrain, ainsi que le rôle des syndicalistes dans la défense de leurs droits et de ceux de leurs collègues.
L’objectif est de mettre en évidence la nécessité pour l’État mexicain de mettre en place des mesures de protection à l’intention des défenseurs des droits dans le domaine du travail, en reconnaissant ces derniers comme des droits de la personne afin d’en garantir l’application. À cette fin, le rapport comprend également une étude de cas sur le système actuel de mesures de protection des syndicalistes en Colombie, dont les enseignements éclairent l’élaboration d’un système efficace, tout en reconnaissant ses limites.
Le rapport propose la création d’un protocole national pour la protection des syndicalistes et des défenseurs des droits dans le domaine du travail au Mexique, coordonné par une table interinstitutionnelle d’intervention immédiate pour les conflits de travail à haut risque.
Veuillez noter que ce document est uniquement disponible en anglais et en espagnol.
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