Bea Bruske a été élue présidente du Congrès du travail du Canada (CTC) en 2021, puis réélue en 2023. Vous aurez l’occasion de la rencontrer au congrès du CTC prévu à Winnipeg du 11 au 15 mai.
Depuis plus de trois décennies, Bea Bruske défend les intérêts des travailleur.euse.s et de leurs familles en tant que militante, négociatrice et organisatrice communautaire. Elle a servi comme vice-présidente du Conseil national des TUAC Canada, représentant plus de 250 000 membres au pays, après avoir occupé les fonctions de secrétaire-trésorière de la plus grande section locale du secteur privé au Manitoba – la SL 832 des TUAC.
Qu’est-ce qui vous motive à faire ce travail ?
Les travailleuses et travailleurs consacrent une très grande partie de leur vie à travailler pour subvenir aux besoins de leur famille. Gagner sa vie doit s’accompagner d’un traitement digne en milieu de travail. Chacune et chacun mérite le respect, un salaire équitable et de rentrer à la maison en toute sécurité. Les défendre est ce qui me motive.
Quel est le meilleur conseil que vous ayez jamais reçu ?
« Si vous pensez pouvoir ou ne pas pouvoir, vous avez raison. » Nous sommes nombreux à nous permettre de penser que nous n’avons pas ce qu’il faut ou l’expérience ou les connaissances nécessaires pour aller de l’avant. Nous devons cesser de douter de nous-mêmes et simplement relever le prochain défi et le surmonter.
Comment notre mouvement peut-il s’assurer que les travailleur.euse.s puissent s’investir pleinement dans leur travail et leur militantisme syndical ?
Il faut commencer par les inviter à participer. Lorsque les gens se sentent accueillis et valorisés, ils se sentent plus motivés à s’engager. Nous devons toujours les sensibiliser, tenir des conversations en milieu de travail, même en cas de désaccord. Lorsque les travailleuses et travailleurs s’impliquent et que, ensemble, nous demandons des comptes aux employeurs et aux gouvernements, les conditions s’améliorent. Notre travail dépend de notre capacité à nous rassembler, à partager nos idées et à bâtir notre force collective.
Quelles perspectives entrevoyez-vous pour les travailleur.euse.s dans l’année à venir ?
Les travailleuses et travailleurs partout au Canada traversent une période difficile : hausse des coûts, précarité de l’emploi, inégalités croissantes et menace d’austérité. Les Métallos en particulier subissent les conséquences des tarifs douaniers américains et d’une guerre commerciale dont personne ne voulait. Chaque membre syndiqué doit s’impliquer dans son syndicat. Les syndicats doivent s’unir pour lutter pour des emplois qui permettent de subvenir aux besoins des familles et pour défendre nos programmes sociaux. Le mouvement syndical canadien sera toujours là pour vous soutenir, et nous continuerons de nous battre et de rassembler les travailleuses et travailleurs comme jamais auparavant.
Pour en savoir plus sur Bea Bruske, veuillez consulter le site
Cet article paraîtra dans le numéro hiver 2025 du magazine Métallos@l’œuvre
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