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Des améliorations sont nécessaires pour protéger les travailleuses et travailleurs alors que le Parlement reprend le débat sur la loi anti-briseurs de grève

26 février 2024
A parade of striking Métallos marching down a street waving

OTTAWA – Le Syndicat des Métallos se réjouit de la reprise du débat à la Chambre des communes sur la loi anti-briseurs de grève, une étape importante avant son examen en comité. Le projet de loi C-58 est un important pas en avant dans la lutte pour les droits des travailleuses et des travailleurs et une victoire historique pour l’ensemble du mouvement ouvrier.

« Le Syndicat des Métallos a passé des décennies à réclamer une loi fédérale anti-briseurs de grève », a déclaré Marty Warren, le directeur national du Syndicat des Métallos pour le Canada.

« Bien que nous ayons accueilli favorablement le dépôt du projet de loi C-58, il reste encore beaucoup à faire pour rétablir la justice et l’équité dans la négociation collective pour les travailleurs des industries sous réglementation fédérale. »

Une loi anti-briseurs de grève existe déjà au Québec et en Colombie-Britannique et fait l’objet d’études et de débats depuis des décennies. Il a été clairement démontré que ce type de législation réduit l’intensité et la durée des conflits de travail, augmente la stabilité des lieux de travail et rétablit l’équilibre des négociations collectives. Le recours à des travailleurs de remplacement porte également atteinte au droit de grève protégé par la Charte canadienne des droits et libertés, en faisant pencher la balance en défaveur des travailleurs.

Dans sa forme actuelle, le projet de loi comporte des exemptions et des échappatoires qui nuisent à son efficacité, en permettant à certaines catégories de travailleurs et de bénévoles de poursuivre leurs activités pendant les grèves et les lock-out. L’inclusion d’un délai de 18 mois avant l’entrée en vigueur du projet de loi est inacceptable et ralentit les protections dont les travailleuses et les travailleurs ont désespérément besoin.

« Le projet de loi C-58 doit entrer en vigueur dès qu’il reçoit la sanction royale afin d’offrir une protection rapide aux travailleurs qui font face à des conflits de travail longs et intenses », a déclaré Dominic Lemieux, le directeur québécois des Métallos. « Le Syndicat des Métallos exhorte tous les députés à collaborer pour renforcer le projet de loi en répondant à ces préoccupations cruciales et à adopter cette loi importante pour les travailleurs sans plus de délais. »

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Contact média

Clairandrée Cauchy
Communications du Syndicat des Métallos
514 774-4001
ccauchy@metallos.ca 

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