BURNABY (C.-B.) – Le District 3 du Syndicat des Métallos et le Conseil du bois des Métallos demandent au gouvernement fédéral de prendre des mesures urgentes face à la toute récente escalade du conflit commercial lié au bois d’œuvre.
À la suite de la décision du département américain du Commerce d’augmenter à 20,56 % les droits antidumping sur les exportations canadiennes de bois d’œuvre, les Métallos exigent un soutien immédiat pour les travailleur.euse.s de la foresterie et les collectivités de tout le pays.
« Cette dernière augmentation, combinée à d’autres menaces de droits, est un nouveau coup dur pour les travailleuses et travailleurs, les collectivités et la viabilité à long terme de notre industrie, a déclaré Scott Lunny, directeur du Syndicat des Métallos pour l’Ouest canadien. Nous représentons des milliers de travailleuses et travailleurs du secteur forestier de la Colombie-Britannique et de l’Ouest canadien, et nos membres et leurs familles sont en situation de risque. Les gouvernements doivent agir maintenant. »
Le total combiné des droits antidumping et compensateurs sur le bois d’œuvre canadien dépasse désormais 35 %. Cette menace de nouveaux droits fait suite à l’annonce par le président Donald Trump d’une éventuelle enquête au titre de l’article 232 pour des « raisons de sécurité nationale ».
« Il s’agit d’une attaque constante de l’administration américaine contre notre industrie et notre main-d’œuvre. Notre premier ministre a pris la défense du secteur de l’acier et a déclaré que le bois d’œuvre résineux constituait une priorité dans les négociations commerciales, mais ce dont les travailleuses et travailleurs du secteur forestier ont besoin maintenant, ce sont des mesures concrètes, pas seulement des mots. Ces travailleuses et travailleurs ont besoin de savoir que le Canada les soutient », a ajouté Scott Lunny.
En plus de demander que l’accord sur le bois d’œuvre résineux soit une priorité pour le Canada dans les négociations commerciales avec les États-Unis, les Métallos réclament un programme de soutien complet pour les travailleur.euse.s du secteur forestier, comprenant des subventions salariales, des garanties de prêt pour les entreprises touchées et d’autres ressources ciblées afin d’aider les provinces, les villes et les municipalités à maintenir les infrastructures et les services essentiels pendant cette période d’incertitude sans précédent.
Le Syndicat des Métallos prévient que l’augmentation des tarifs et la mise en œuvre potentielle de tarifs au titre de l’article 232, en plus des droits de douane, coûteront cher aux consommateurs américains et aux emplois canadiens.
« Ces droits sont injustes et ne feront qu’augmenter les coûts du logement pour les consommateurs américains, tout en mettant en péril des milliers d’emplois canadiens, a affirmé Jeff Bromley, président du Conseil du bois des Métallos. Le marché américain a besoin du bois canadien. Les États-Unis ne peuvent pas répondre à leur demande intérieure, quoi qu’en dise le président Trump. »
Le syndicat a également réfuté les allégations de la U.S. Lumber Coalition.
« Les producteurs canadiens exercent leurs activités dans des conditions différentes. Nos coûts de récolte sont plus élevés, nos salaires et nos avantages sociaux sont meilleurs et notre bois d’œuvre est de qualité supérieure. Il ne s’agit pas de commerce déloyal. C’est un meilleur produit issu d’un meilleur système », a indiqué Jeff Bromley.
Le Syndicat des Métallos a souligné qu’un règlement durable du différend sur le bois d’œuvre résineux doit demeurer une priorité absolue dans les négociations commerciales entre le Canada et les États-Unis et que, dans l’intervalle, les gouvernements doivent intervenir pour stabiliser le secteur.
À propos du Syndicat des Métallos
Le Syndicat des Métallos représente 225 000 membres dans presque tous les secteurs économiques du Canada et est le plus grand syndicat du secteur privé en Amérique du Nord, comptant 850 000 membres au Canada, aux États-Unis et dans les Caraïbes.
Chaque année, des milliers de travailleuses et travailleurs choisissent d’adhérer au Syndicat des Métallos en raison de sa solide réputation à créer des lieux de travail plus sains, plus sécuritaires et plus respectueux, et à négocier de meilleures conditions de travail et des rémunérations plus équitables, y compris de bons salaires, avantages sociaux et régimes de retraite.
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