Les télécommunications ne sont plus seulement un secteur de services publics : elles forment le système d’exploitation de l’économie numérique canadienne. Les câbles, les tours et commutateurs installés au pays constituent une infrastructure essentielle qui protège les frontières numériques du Canada.
« Le travail technique évolue rapidement, les frontières entre télécommunications, informatique, sécurité et services numériques s’effaçant », explique Michael Phillips, président de la section locale 1944 des Métallos, qui représente quelque 4000 travailleuses et travailleurs du secteur.
« On demande aux travailleuses et travailleurs de s’adapter plus vite et d’assumer plus de responsabilités et de risques, alors que les entreprises se restructurent, externalisent leurs activités et se rebaptisent “techcos” », ajoute-t-il.
Constatant cette transformation, la SL 1944 a choisi de s’adapter et d’intensifier ses efforts de recrutement pour assurer à ses membres et aux autres travailleuses et travailleurs une place centrale dans l’avenir du secteur.
Le syndicat a été mis à l’épreuve lorsque Rogers a transféré des centaines de technicien.ne.s en téléphonie mobile de la SL 1944 vers la multinationale Ericsson, où ces membres ont été reclassé.e.s comme sous-traitant.e.s non syndiqué.e.s. La SL 1944 a répliqué par une campagne de syndicalisation qui a mené plus de 200 technicien.ne.s à signer des cartes d’adhésion et à obtenir une accréditation fédérale en novembre dernier.
Grâce à un programme de syndicalisation renouvelé et au site Web Le SyndicatDesTechs.ca, la SL 1944 s’impose désormais comme le syndicat de choix pour les travailleuses et travailleurs du secteur en quête de meilleures conditions et de sécurité.
« Notre travail n’a pas changé, mais notre vulnérabilité, oui. La syndicalisation est plus essentielle que jamais pour que les travailleuses et travailleurs ne soient pas seuls face à l’incertitude », souligne Corey Mandryk, responsable du recrutement de la SL 1944.
Ce message résonne auprès des travailleuses et travailleurs de l’informatique, de la logistique, de la fabrication et des logiciels partout au pays, selon Corey Mandryk.
« Ce n’est pas une anomalie, mais une tendance de fond : les travailleuses et travailleurs du secteur technologique réalisent que la syndicalisation est possible et attendue depuis longtemps. »
La SL 1944, « le Syndicat des Techs », affirme sa mission : syndiquer les travailleur.euse.s qui soutiennent les frontières numériques du Canada. Cette main-d’oeuvre a désormais un syndicat qu’elle peut considérer comme son foyer.
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