Dernières mises à jour

Le vrai test du gouvernement Carney : répondre aux besoins des travailleuses et travailleurs

19 janvier 2026
parliament hill building

Trudeau et une course rapide à la chefferie facilement remportée par Mark Carney, les électeurs se sont rendus aux urnes en avril dernier, sur fond de guerre tarifaire menaçant des milliers d’emplois. Alors que les sondages laissaient présager une victoire conservatrice, les libéraux ont finalement arraché 169 sièges, soit trois de moins qu’une majorité.

Le chef conservateur Pierre Poilievre, défait dans sa circonscription ontarienne de Carleton, a rapidement rebondi, grâce à la démission d’un député albertain et la tenue d’une élection partielle en août, qui lui a permis de regagner un siège et de reprendre pleinement son rôle de chef de l’opposition.

Le Bloc québécois s’est retrouvé pris en étau entre la montée des libéraux et des conservateurs, qui ont augmenté leur nombre de sièges au Québec. Cette dynamique a fait perdre au Bloc un tiers de ses sièges, ce qui lui a néanmoins permis de rester le troisième parti à la Chambre des communes.

Pendant ce temps, le Nouveau Parti démocratique tente de se relever du pire résultat de son histoire : sept sièges et la perte du statut de parti officiel. Le congrès à la direction se tiendra en mars 2026, à Winnipeg. Au moment d’écrire ces lignes, cinq candidat.e.s sont officiellement en lice : Heather McPherson (députée, Edmonton Strathcona), Avi Lewis (cinéaste et militant de longue date), Rob Ashton (président canadien du Syndicat international des débardeurs et magasiniers), Tanille Johnston (militante autochtone et travailleuse sociale), Tony McQuail (agriculteur et défenseur de longue date de l’agroécologie et du développement rural).

Ce nouveau paysage politique constitue un terrain avantageux pour le Premier ministre Carney, qui en a profité pour faire adopter rapidement le projet de loi C-5, sur l’unité de l’économie canadienne, qui vise à réduire les barrières au commerce intérieur et à accélérer les grands projets d’infrastructure. Les libéraux multiplient aussi les annonces en réponse à la guerre tarifaire, promettant de renforcer la production nationale dans les secteurs stratégiques.

Pour les Métallos, les prochains mois devront servir à rappeler que les belles promesses doivent se traduire en actions concrètes. Le gouvernement doit s’assurer que ses politiques soutiennent d’abord les travailleuses et travailleurs du pays : en protégeant les emplois, en favorisant la production locale et en garantissant que chaque dollar public investi crée des emplois ici et supporte nos communautés.

Cet article paraîtra dans le numéro hiver 2025 du magazine Métallos@l’œuvre

Inscrivez-vous à notre infolettre

Nouvelles récentes

Image for Un bon contrat de travail pour les 3 000 métallos chez TELUS

Un bon contrat de travail pour les 3 000 métallos chez TELUS

2 novembre 2026 | Communiqué de presse

VANCOUVER – Quelque 3 000 travailleuses et travailleurs de TELUS répartis dans quatre provinces ont ratifié à une large majorité un nouveau contrat de travail avec l’entreprise. La nouvelle convention collective répond aux principales priorités des syndiqué.e.s, notamment la « stabilité et la sécurité » au travail, a déclaré Michael Phillips, président de la section […]

Image for Les Métallos au propriétaire de Stelco: «Bien sûr qu’on agit de concert avec Ottawa!»

Les Métallos au propriétaire de Stelco: «Bien sûr qu’on agit de concert avec Ottawa!»

29 octobre 2026 | Communiqué de presse

Le syndicat représentant les travailleur.euse.s licencié.e.s ne s’excuse pas d’aider à faire respecter la loi canadienne TORONTO – Le PDG américain de l’entreprise propriétaire des aciéries Stelco, qui licencie des travailleur.euse.s canadien.enne.s, a accusé le Syndicat des Métallos « d’agir de concert » avec le gouvernement fédéral. « Bien sûr qu’on agit de concert avec […]