Les syndicats et leurs militant.e.s de partout au Canada, au Mexique et aux États-Unis sont uni.e.s dans leur exigence que des protections renforcées des droits des travailleur.euse.s soient incluses dans tout nouvel accord commercial négocié entre les gouvernements.
Les multinationales continuent de dresser les travailleur.euse.s les un.e.s contre les autres dans une course vers le bas à travers les trois pays. Les syndicats favorables à la protection des employeurs restent présents au Mexique, entravant la capacité des travailleur.euse.s à s’organiser et à améliorer collectivement leurs conditions.
Le droit des travailleur.euse.s de former librement des syndicats et de négocier avec leurs employeurs continue d’être violé de façon routinière, malgré les dispositions du chapitre sur le travail de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM).
Le Mécanisme de réponse rapide (MRR) de l’ACEUM est un outil d’application unique et spécifique à chaque établissement qui établit une nouvelle norme pour la protection des droits des travailleur.euse.s. Pourtant, son efficacité a été de plus en plus compromise par des enquêtes défaillantes ou des retards excessifs dans la prise de décisions du panel international.
De plus, la portée du MRR devrait être élargie pour traiter les violations des droits fondamentaux du travail de l’Organisation internationale du travail, qui incluent, en plus des droits à la liberté d’association et de négociation collective, des droits à l’emploi exempts de discrimination, les interdictions du travail des enfants et du travail forcé, ainsi que les droits à un environnement de travail sûr et sain. Le MRR doit également s’appliquer à tous les secteurs d’exportation entre les trois pays, y compris l’agriculture, les plateformes numériques, l’énergie et les travailleur.euse.s migrant.e.s, et s’appliquer pleinement aux États-Unis et au Canada.
Le MMR a joué un rôle important comme filet de sécurité aux réformes du travail au Mexique, contribuant à des dizaines de victoires pour les travailleur.euse.s rejoignant de véritables syndicats et négociant de solides conventions collectives. Cependant, nous appuyons aussi les appels des syndicats démocratiques mexicains au renforcement des institutions du gouvernement mexicain, avec à la fois des ressources suffisantes pour mener leur travail et des pouvoirs de sanction efficaces. Parallèlement, tous les pays doivent renforcer leur interdiction des produits fabriqués avec le travail forcé et le travail des enfants, et adopter des lois obligatoires sur les droits de la personne et la diligence raisonnable environnementale afin d’empêcher les entreprises de permettre des abus dans leurs opérations et chaînes d’approvisionnement.
Représentant des travailleurs et travailleuses à travers le Canada, le Mexique et les États-Unis, nous appelons nos gouvernements à veiller à ce que le commerce en Amérique du Nord élève les normes d’emploi et de conditions de travail dans ces trois pays.
Partagez sur Facebook