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L’ultimatum de Trump sur « l’allègement tarifaire » est de la coercition économique : Le Canada doit défendre les emplois dans le secteur de l’acier

27 avril 2026

TORONTO – Le directeur national du Syndicat des Métallos, Marty Warren, a fait la déclaration suivante concernant les informations selon lesquelles l’administration Trump proposerait un « allègement tarifaire » aux entreprises canadiennes qui s’engagent à délocaliser leur production aux États-Unis :

« Soyons clairs : ce n’est pas une faveur, c’est du chantage et de l’extorsion. 

Les États-Unis utilisent les tarifs pour tenter de contraindre les entreprises basées au Canada à délocaliser des emplois de qualité de nos collectivités vers les leurs. Ce n’est pas du commerce international, c’est de la coercition économique.

Les travailleuses et les travailleurs de l’acier canadiens paient déjà un fort prix: licenciements, réduction de la production et incertitude grandissante dans l’ensemble de notre secteur. Aujourd’hui, on dit aux entreprises canadiennes que la seule issue est de fermer leurs portes et de délocaliser leurs activités aux États-Unis en emportant avec elles nos emplois. C’est inacceptable et nous ne le tolérerons pas ça.

Une aciérie, ce n’est pas quelque chose qu’on peut simplement fermer et déménager. Ce sont des installations de plusieurs milliards de dollars, profondément ancrées dans des communautés qui en dépendent. Cette annonce vise clairement à démanteler notre base industrielle et à porter atteinte à notre souveraineté économique.

C’est exactement pour cette raison que notre syndicat a rassemblé des travailleuses et travailleurs à Ottawa la semaine dernière, à l’occasion de notre Conférence « À la défense de l’acier » et que nous sommes allés à la rencontre des élu.e.s. Nous avons besoin d’une réponse sérieuse de la part du gouvernement fédéral, qui défende les emplois canadiens, renforce notre industrie nationale et refuse de laisser des gouvernements étrangers dicter où doit se faire notre production.

La réponse du gouvernement doit commencer par une véritable stratégie industrielle canadienne pour l’acier, visant à renforcer les capacités nationales en liant les grands projets d’infrastructure à la production et à l’emploi au Canada. Les fonds publics doivent soutenir les emplois canadiens, et non la délocalisation, grâce à des règles strictes en faveur de l’approvisionnement en produits canadiens et à une application rigoureuse des mesures commerciales aux frontières.

Parallèlement, les travailleuses et travailleurs ont besoin d’un soutien immédiat, comprenant des améliorations à l’assurance-emploi, des investissements continus dans la formation et des mesures visant à protéger les revenus pendant que cette guerre commerciale s’éternise.

Le Canada doit également se montrer ferme à la table des négociations. Nous devons être prêts à discuter, mais pas à n’importe quel prix. Tout accord qui maintient des tarifs permanents ou qui contraint les entreprises canadiennes à délocaliser est un mauvais accord et devrait être rejeté.

Le message des Métallos est clair : nous sommes là pour rester. Ce sont nos emplois, nos communautés et nos industries. Et nous attendons de notre gouvernement qu’il les défende.

Alors que le Canada se prépare à la prochaine révision de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACÉUM), les négociations sont déjà sabotées par des exigences américaines visant à obtenir des concessions préalables sur toute une série de politiques canadiennes avant même que les pourparlers officiels ne commencent. Le gouvernement fédéral doit rester ferme et indiquer clairement que nous n’accepterons pas les conditions dictées par Washington et que tout progrès doit apporter un réel bénéfice aux industries canadiennes en difficulté. »

À propos du Syndicat des Métallos

Le Syndicat des Métallos représente 225 000 membres dans presque tous les secteurs économiques du Canada et constitue le plus grand syndicat du secteur privé en Amérique du Nord, comptant 850 000 membres au Canada, aux États-Unis et dans les Caraïbes.

Chaque année, des milliers de travailleuses et travailleurs choisissent d’adhérer au Syndicat des Métallos en raison de sa solide réputation à créer des lieux de travail plus sains, plus sécuritaires et plus respectueux, et à négocier de meilleures conditions de travail et des rémunérations plus équitables – y compris de bons salaires, de bons avantages sociaux et de bons régimes de retraite. 

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Contact média

François Soucy, Service des communications des Métallos, 873 355-2841, fsoucy@usw.ca

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