Déclaration des directeurs du Syndicat des Métallos à l’occasion du 21 mars, Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale
La Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale est célébrée chaque année le jour où, le 21 mars 1960, la police de Sharpeville, en Afrique du Sud, a ouvert le feu et tué 69 personnes lors d’une manifestation pacifique contre les « lois relatives aux laissez-passer » imposées par l’apartheid.
En décembre 1965, l’Organisation des Nations Unies (ONU) a adopté la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale et, l’année suivante, en 1966, le 21 mars a été célébré pour la première fois comme Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale – il y a 60 ans.
En 2026, l’ONU a retenu le thème suivant pour le 21 mars : Mobiliser la volonté politique : 60 ans de commémoration de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale.
Pour les Métallos, « mobiliser la volonté politique » signifie :
- Prendre des mesures pour combler les écarts en matière d’emploi et de salaire pour les membres autochtones, noirs et racisés.
- Appliquer les politiques de lutte contre le harcèlement, la violence et la discrimination.
- Sensibiliser nos membres à l’antiracisme et la lutte contre l’oppression.
- Ajouter une perspective antiraciste à notre travail en matière de santé et de sécurité, y compris à la lutte contre le racisme en milieu de travail.
- Lutter contre les entreprises et les organisations canadiennes et internationales qui violent et compromettent les droits des peuples autochtones partout dans le monde.
- S’associer à des alliés syndicaux et communautaires partageant les mêmes valeurs pour mettre fin au profilage racial dans les pratiques policières.
L’Organisation des Nations Unies rappelle que « tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits de la personne et ont le potentiel de contribuer de manière constructive au développement et au bien-être de leurs sociétés. […] Toute doctrine de supériorité raciale est scientifiquement fausse, moralement condamnable et socialement injuste et dangereuse, et doit être rejetée, tout comme les théories qui tentent de déterminer l’existence de races humaines distinctes ».
Notre adhésion à ces mêmes principes d’égalité a placé le mouvement syndical et le Syndicat des Métallos à l’avant-garde de la lutte pour l’égalité sociale et économique.
Des progrès ont été réalisés pour mettre fin à la discrimination raciale et ils ne pourront se poursuivre qu’avec un militantisme soutenu et une volonté politique. Cela vaut autant au sein de notre syndicat que dans nos efforts de lobbying pour faire progresser les lois et les politiques gouvernementales.
En toute solidarité,
Le directeur national
Syndicat des Métallos
Marty Warren
Le directeur du District 3
Syndicat des Métallos (Ouest canadien et territoires)
Scott Lunny
Le directeur du District 5
Syndicat des Métallos (Québec)
Nicolas Lapierre
Le directeur du District 6
Syndicat des Métallos (Ontario et Canada atlantique)
Kevon Stewart
Partagez sur Facebook