Dernières mises à jour

Piquetage de nuit chez ArcelorMittal : il faut respecter le droit de grève

13 mai 2021

PORT-CARTIER et FERMONT – Le Syndicat des Métallos demande à la santé publique et à la sécurité publique de faire preuve de souplesse afin qu’un minimum de piqueteurs puissent surveiller les entrées des installations d’ArcelorMittal à Port-Cartier et Fermont pendant la nuit. Il en va du respect de droits fondamentaux prévus aux chartes canadiennes et québécoises tels le droit d’association, le droit de négocier et, par conséquent, le droit de grève et le respect de la loi anti-briseurs de grève prévue au Code du travail.

Au cours de la nuit dernière, 9 contraventions ont été distribuées à des grévistes à Fermont et 5 autres à Port-Cartier. Ces derniers étaient pourtant munis d’une lettre d’autorisation des présidents de leur section locale respective. «Il est ironique de constater que nos membres pouvaient entrer travailler, de nuit, sans problème la semaine dernière lorsqu’il était question d’engranger des profits pour la multinationale, mais qu’ils se font imposer des amendes lorsqu’ils exercent leur droit de grève pourtant tout à fait légal», fait valoir le directeur québécois des Métallos, Dominic Lemieux.

Le Syndicat des Métallos est ouvert à diminuer le nombre de piqueteurs à l’extérieur devant les installations d’ArcelorMittal pendant la période de couvre-feu afin de se conformer aux règles sanitaires. Les Métallos précisent que le piquetage permet de constater les entrées et sorties des installations d’ArcelorMittal afin de s’assurer que seuls le personnel autorisé, les cadres, y ait accès.

«S’il y a des piqueteurs, c’est pour faire respecter la loi anti-briseurs de grève. Normalement dans un conflit, on note toutes les entrées et les sorties. Si une plainte est formulée pour recours à des briseurs de grève, conformément au Code du travail, ces informations servent à documenter les recours légaux. Empêcher tout piquetage des grévistes, c’est entraver le droit de grève et leur capacité à faire respecter la loi anti-briseurs de grève», ajoute Dominic Lemieux.

Le Syndicat des Métallos contestera lesdites contraventions devant les tribunaux.

Le Syndicat des Métallos représente 2500 travailleurs et travailleuses de la compagnie ArcelorMittal Mine Canada à Port-Cartier, Fermont et Fire Lake, réunis au sein des sections locales 5778, 6869, 8664, 7401 et 7401-FP.

Le Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, est le plus important syndicat du secteur privé au Québec. Il regroupe plus de 60 000 travailleurs et travailleuses de tous les secteurs économiques.

Inscrivez-vous à notre infolettre

Nouvelles récentes

2025 graduates

De jeunes métallos du Canada et des États-Unis tissent des liens avec des alliés du monde entier

3 avril 2025 | Actualités

De jeunes militantes et militants du Syndicat des Métallos au Canada et aux États-Unis ont récemment participé au Programme mondial d’échange de jeunes syndicalistes à Mexico, où ils ont amélioré leurs compétences en leadership et partagé leurs expériences avec leurs homologues du Mexique, du Chili, de la Colombie et de la Turquie. Le Programme mondial […]

Lire l’article
Cliquez pour lire l'article sur De jeunes métallos du Canada et des États-Unis tissent des liens avec des alliés du monde entier
Image for Fin de la grève au Comfort Inn de Baie-Comeau

Fin de la grève au Comfort Inn de Baie-Comeau

28 mars 2025 | Communiqué de presse

Baie-Comeau, le vendredi 27 mars 2025 — C’est avec la tête haute et le sourire aux lèvres que la vingtaine de travailleuses du Comfort Inn de Baie-Comeau ont ratifié, à l’unanimité, leur nouveau contrat de travail. Le vote à 100 %, pris jeudi, signifie la fin de la grève qui avait été amorcée il y a plus d’un […]

Lire l’article
Cliquez pour lire l'article sur Fin de la grève au Comfort Inn de Baie-Comeau
Image for Mandat de grève pour les travailleuses de Mondor à St-Jean-sur-Richelieu

Mandat de grève pour les travailleuses de Mondor à St-Jean-sur-Richelieu

26 mars 2025 | Communiqué de presse

Saint-Jean-sur-Richelieu — Les travailleuses de l’usine de Mondor à Saint-Jean-sur-Richelieu ont voté un mandat de grève générale illimitée, qui pourra être déclenchée au moment opportun dans une proportion de 84 %. Les 25 membres, pour la plupart des couturières et assembleuses, fabriquent notamment des collants et vêtements à l’usine de Saint-Jean-sur-Richelieu. La convention collective de 5 ans, dont […]

Lire l’article
Cliquez pour lire l'article sur Mandat de grève pour les travailleuses de Mondor à St-Jean-sur-Richelieu