SOMMAIRE MACROÉCONOMIQUE
En mai 2026, le PIB du Canada a progressé pour un deuxième mois consécutif, enregistrant une hausse de 0,34 % par rapport à avril. La production manufacturière a également augmenté de 0,32 %, dans la foulée d’un fort rebond observé le mois précédent. Après un début d’année marqué par une certaine lenteur, les indicateurs du secteur manufacturier se sont régulièrement améliorés, le PIB, l’emploi, les ventes, les nouvelles commandes et les exportations affichant tous une tendance à la hausse. Les nouvelles commandes (+9,5 %) et l’emploi (+25 000) ont affiché des hausses particulièrement marquées en mai, tandis que le taux d’utilisation de la capacité de production est passé de 80,4 % à 82,5 %, reflétant une activité de production plus soutenue.
Au niveau sectoriel, la production des fabricants de produits du bois et des aciéries a augmenté respectivement de 0,46 % et de 1,72 %, enregistrant ainsi une deuxième hausse mensuelle consécutive. La fabrication d’automobiles et de pièces automobiles a également progressé pour un quatrième mois d’affilée, bien qu’à un rythme plus lent (+0,3 %). En revanche, la production d’aluminium a encore reculé de 2,8 %, après une baisse de 3,8 % en avril.
En juillet, la Banque du Canada a maintenu son taux directeur inchangé à 2,25 %, niveau auquel il se maintient depuis octobre 2025. Le dernier Rapport sur la politique monétaire de la Banque estime que l’économie a rebondi au deuxième trimestre, avec une croissance du PIB de 2,5 %, en hausse par rapport à ses prévisions d’avril qui s’établissaient à 1,5 %. Ce rebond devrait être généralisé, la consommation, l’investissement, les dépenses publiques et les exportations contribuant tous positivement à la croissance. Malgré des perspectives à court terme plus favorables, elle a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour 2026, les ramenant de 1,2 % à 0,7 %.
INDICE DEDYNAMISME DU MARCHÉ DU TRAVAIL (IDMT) *
Le T1 2026 (janvier-mars) a été marqué par une croissance économique stagnante et des taux de chômage et d’emploi relativement stables; combinés à une forte croissance salariale soutenue et à une amélioration du taux de postes vacants, ces facteurs ont contribué à faire grimper l’indice IDMT à 50,9. Les données du T2 2026 (avril-juin) se sont améliorées pour toutes les variables; nous nous attendons donc à une nouvelle évolution positive de l’IDMT pour ce trimestre, une fois que les publications de données seront finalisées.
RÉFLEXIONS : DES SITUATIONS INÉGALES SUR LE MARCHÉ DU TRAVAIL
Le taux de chômage national s’établissait à 6,5 % en juin 2026, bien que la situation du marché du travail ait varié considérablement d’une province à l’autre. De manière générale, les provinces de l’Ouest ont affiché des taux de chômage égaux ou inférieurs à la moyenne nationale, allant de 5,4 % à 6,5 %, à l’exception de l’Alberta, où il s’élevait à 7,0 %. Le taux de chômage plus élevé de l’Alberta reflétait en grande partie une forte augmentation du taux d’activité plutôt qu’un affaiblissement de l’emploi. En effet, l’Alberta a été en tête du pays en matière de création d’emplois au cours du premier semestre de 2026, avec un gain net de plus de 40 000 emplois, tous à temps plein, tandis que le reste du Canada a perdu un total net de 53 000 emplois.
La tendance s’est inversée dans l’Est et dans les provinces de l’Atlantique, où les taux de chômage variaient entre 6,5 % et 8,2 %. Le Québec a fait exception, affichant l’un des taux de chômage les plus bas du pays, à 5,4 %. Toutefois, ce faible taux masque une contraction notable du marché du travail de la province. Depuis décembre 2025, la population active et l’emploi au Québec ont diminué d’environ 60 000 personnes, la quasi-totalité des pertes d’emploi touchant les emplois à temps plein.
Demander ce fichier dans un format différent
