Sommaire macroéconomique :
La croissance du PIB a ralenti à 0,8 % (annualisé) en janvier 2026, comparativement à 2,9 % en décembre. La production manufacturière a reculé de 1,44 %, enregistrant ainsi sa troisième contraction en quatre mois, tandis que le taux d’utilisation des capacités a diminué pour s’établir à 75,3 %, contre 76,8 %.
Le mois de janvier a été particulièrement difficile pour les producteurs d’acier et d’automobiles. La production d’acier a chuté de 4,3 %, un revirement radical par rapport à la croissance de 8,4 % enregistrée un an plus tôt; il s’agit là de la troisième baisse en quatre mois.
La fabrication de véhicules et de pièces automobiles a reculé de 10,7 % sous l’effet d’une forte baisse de 23,5 % de la production de véhicules et d’un recul de 4,5 % pour les pièces. Même si des perturbations temporaires de la production ont contribué à ces pertes, la production de pièces automobiles est désormais en baisse depuis trois mois consécutifs. La fabrication de machines, indicateur clé de l’investissement des entreprises, s’est également affaiblie, reculant de 5,6 %.
Dans un contexte de ralentissement de la croissance économique, d’affaiblissement du marché du travail et d’inflation relativement modérée – malgré les risques géopolitiques – la Banque du Canada a maintenu son taux directeur au jour le jour à 2,25 %. La politique budgétaire reste favorable, le gouvernement fédéral affichant un déficit de 31,2 milliards de dollars entre avril 2025 et janvier 2026.
Indice de dynamisme du marché du travail (IDMT)
En raison du ralentissement de la croissance du PIB au quatrième trimestre de 2025 (octobre à décembre), de la baisse du taux de postes vacants et du ralentissement de la croissance des salaires, l’IDMT a reculé à 49,9 pour le trimestre, contre 53,3 au troisième trimestre de 2025 (juillet à septembre). Les conditions du marché du travail se sont détériorées tout au long de l’année 2025 en raison de la guerre commerciale, d’où la tendance à la baisse de l’IDMT.
Réflexions : le marché du travail au début de l’année 2026
Le début de l’année 2026 s’est avéré difficile pour les travailleur.euse.s. Au cours des deux premiers mois de l’année, 108 000 travailleurs ont perdu leur emploi, effaçant presque la totalité des gains en matière d’emploi enregistrés depuis le troisième trimestre de 2025 (juillet à septembre).
Si le taux de chômage est resté relativement stable, les indicateurs sous-jacents indiquent une nette détérioration des conditions du marché du travail. Le taux d’activité a reculé à 64,9 % en février, contre 65,4 % en décembre, tandis que le taux d’emploi est passé de 60,9 % à 60,6 %. Dans le même temps, le taux de sous-utilisation de la main-d’œuvre a augmenté, passant de 8,5 % à 9,5 %. Les travailleur.euse.s sont confronté.e.s à une hausse du chômage et du sous-emploi et quittent aussi de plus en plus la population active.
Malgré cet affaiblissement du marché du travail, la croissance des salaires en glissement annuel est restée relativement forte, à 3,93 %, les salaires réels ayant augmenté de 2,11 % en février.
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