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11 mars 2026
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SOMMAIRE MACROÉCONOMIQUE 

Le PIB réel a reculé de 0,6 % (annualisé) au 4e trimestre de 2025, surtout en raison d’une forte contraction des investissements du secteur privé (-3,78 %). Ce recul s’explique en grande partie par une réduction des stocks après une accumulation importante durant les trimestres précédents. 

Il est encourageant de constater que les investissements des entreprises dans les machines et les équipements ont enregistré une légère reprise par rapport au trimestre précédent. Toutefois, les dépenses dans cette catégorie restent bien inférieures aux niveaux d’avant la guerre commerciale. 

Les exportations et les dépenses publiques, en particulier les investissements publics, ont été les principaux facteurs positifs de la croissance, contribuant respectivement à 1,73 % et 1,45 %. La consommation des ménages a aussi rebondi, augmentant de 1 % pendant le trimestre. 

La hausse des dépenses de consommation semble avoir été financée en partie par une réduction de l’épargne, le taux d’épargne des ménages ayant diminué de 5,2 % à 4,4 % par rapport au trimestre précédent. 

La hausse des dépenses des ménages et des administrations publiques a entraîné une augmentation de 2,34 % de la demande intérieure finale, inversant ainsi la baisse enregistrée au 3e trimestre de 2025 (juin à septembre). 

Pour l’ensemble de 2025, la croissance du PIB a ralenti à 1,7 %, soit la plus faible performance annuelle depuis la pandémie. Néanmoins, malgré les tensions commerciales persistantes avec les États-Unis, l’économie canadienne est restée étonnamment résistante. 

 LE MARCHÉ DU TRAVAIL EN 2025 

 L’année 2025 a été difficile pour les travailleur.euse.s canadien.ne.s, les tarifs américains et le ralentissement de l’économie nationale ayant pesé sur l’activité du marché du travail. Voici un résumé : 

  • La croissance de la population active a ralenti à 1,2 % (2,8 % en 2024), en partie à cause du revirement de la politique d’immigration du gouvernement. 
  • La croissance de l’emploi a chuté à 1,1 % (contre 1,86 %), l’emploi à temps plein n’augmentant que de 0,7 % (1,75 % en 2024), tandis que l’emploi à temps partiel progressait de 2,7 % (contre 2,4 %). 
  • Le taux de chômage a atteint 7,1 % à la fin de l’été, puis a terminé 2025 à 6,8 %, pratiquement inchangé par rapport à 6,7 % enregistré en décembre 2024. Entretemps, les travailleur.euse.s syndiqué.e.s du secteur manufacturier, en première ligne de la guerre commerciale américaine, ont perdu 12 500 emplois, et le taux de syndicalisation a légèrement reculé de 22,2 % à 21,7 %.


L’emploi à temps plein a augmenté de 127 000 personnes en 2025, contre un peu moins de 300 000 en 2024. Parallèlement, l’emploi à temps partiel a augmenté de 99 000 en 2025, contre 87 000 en 2024. 

 Le taux de syndicalisation est resté stable en 2025, à 30,6 % (31 % en 2024). 

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