En octobre 2023, en proie à une santé en déclin rapide, George Thoms, mineur à la retraite, s’est tourné vers le seul groupe en qui il avait confiance, son ancien syndicat.
Après 35 ans dans les mines, principalement chez Inco Ltd. (maintenant Vale) à Sudbury, George croyait souffrir d’une maladie professionnelle grave, mais non diagnostiquée. Il a donc contacté la section locale 6500 des Métallos.
Sa principale préoccupation n’était pas son propre sort, mais que sa maladie soit reconnue afin que son épouse Jean puisse recevoir une pension et des prestations de la Commission de la sécurité professionnelle et de l’assurance contre les accidents du travail (CSPAAT).
« C’est ce qui inquiétait le plus George : savoir si Jean serait soutenue financièrement », se souvient Sean Staddon, responsable de l’indemnisation à la section locale 6500.
Le syndicat a déposé une demande d’indemnisation et, bien que George soit décédé en mai 2024, a poursuivi l’affaire sans relâche, comme promis.
Les syndicats n’ont aucune obligation légale de défendre de telles demandes, mais c’est une question de fierté pour la section locale 6500, selon son président, Ray Hammond.
« Nous considérons qu’il est de notre devoir de représenter nos anciens membres dans ces situations de vulnérabilité. Sinon, ils sont livrés à eux-mêmes », a affirmé Ray Hammond.
La section locale a dû surmonter d’importants obstacles devant la CSPAAT de l’Ontario, notamment l’absence de diagnostic médical.
Grâce à sa vaste expérience et à son expertise, le syndicat a rassemblé des preuves remontant à plusieurs décennies : antécédents professionnels de George, ses expositions en milieu de travail et dossiers médicaux provenant de plusieurs agences et fournisseurs de soins de santé.
Au bout de deux ans, la section locale 6500 a obtenu gain de cause, possiblement la première victoire de ce genre en Ontario.
Ce dénouement a été une véritable bénédiction pour Jean Thoms, qui avait dû vendre sa maison après le décès de George pour pallier ses difficultés financières.
« Cela signifie énormément pour moi. Ce que le syndicat a fait est remarquable, a-t-elle constaté, ajoutant que la confiance de George en son syndicat était bien placée. Il avait une confiance inébranlable en son syndicat. Pour lui, c’était le meilleur endroit où aller. »
Une version de cet article est publiée dans le magazine USW@WORK – Été 2026
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