Déclaration du directeur du district 6 du Syndicat des Métallos Marty Warren
Le 4 octobre, nous observons la Journée nationale d’action pour les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. En 2021, face à la découverte de plus de 1 500 enfants qui ont été enlevés à leurs familles et enterrés dans les cimetières des «pensionnats autochtones» et au fait qu’on en trouvera sûrement de nombreux autres, il importe plus que jamais de faire la lumière sur l’acquisition de ressources adéquates qui permettront de repérer les cas de personnes disparues, qui sont surreprésentés dans les communautés autochtones, plus particulièrement chez les femmes, les filles, les enfants et les membres LGBTQ2SIA+ autochtones, et de les prendre au sérieux.
Nous devons chercher à résoudre tous les cas de personnes disparues et assassinées et veiller à ce que des pressions adéquates soient exercées sur les établissements afin de garantir la tenue d’une enquête approfondie et respectueuse. Nous devons nous engager à fournir de l’eau potable salubre et propre, des logements adéquats et des ressources médicales sur les réserves et dans les communautés autochtones. Nous devons nous efforcer de respecter les droits conférés par traités et les relations de nation-à-nation avec les communautés des Premières Nations, inuites et métisses. Nous devons appuyer les survivants du système de «pensionnats autochtones» et leurs familles dans leurs efforts pour obtenir les dédommagements auxquels ils ont droit.
Nous devons travailler à éliminer les effets néfastes de la stigmatisation pour les personnes qui se heurtent au racisme systémique et à d’autres difficultés souvent crées par les héritages traumatisants des pensionnats, la rafle des années 1960, les organismes de protection de la jeunesse et le colonialisme de peuplement.
Nous devons lutter avec nos camarades autochtones en vue d’assurer la dignité, l’égalité et des avenues de développement économiques pour eux-mêmes et leurs familles.
Nous devons former des chefs de file autochtones au sein de notre syndicat et écouter leurs histoires et leurs idées. Nous devons accepter d’apprendre et parfois de désapprendre les façons dont nous faisons les choses, dont nous collaborons, dont nous nous traitons les uns les autres et dont nous prenons soin de l’environnement.
En ce moment, nous avons l’occasion de profiter de cet élan et de faire en sorte d’affronter ces pénibles héritages de notre pays, de faire mieux maintenant et à l’avenir, et de nous engager à soutenir nos amis, familles et voisins des Premières Nations, Inuits et Métis.
Voici quelques ressources utiles pouvant guider nos efforts :
Réclamer notre pouvoir et notre place : le rapport final de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées
Commission de vérité et réconciliation : 94 appels à l’action
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