Aujourd’hui, les délégués au Congrès national d’orientation ont entendu une discussion éclairée d’une table ronde sur la façon de mobiliser leurs collègues et les défis que les travailleuses et travailleurs doivent relever dans le cadre du recrutement.
Isabelle Chayer (SL 1944) a parlé du processus que les travailleurs chez ADT Sécurité (maintenant Telus) ont dû suivre. «Pendant la pandémie, le recrutement s’est fait en ligne, ce qui présentait tout un défi pour les militantes et militants qui devaient se déplacer d’un bout à l’autre de la ville pour faire signer les cartes, a fait valoir Isabelle Chayer. Cela nous a pris 18 mois et Telus et ADT nous ont fait subir une véritable course d’obstacles. Nous avons enfin obtenu une majorité de votes et le soutien du Syndicat des Métallos a été absolument extraordinaire tout au long du processus».
Avec l’introduction d’un système d’accréditation par vérification des cartes d’adhésion, la Colombie-Britannique s’est jointe à une minorité d’autres provinces qui bénéficient de meilleures lois sur la syndicalisation, comme le Québec, le Nouveau-Brunswick et l’Île du Prince-Édouard ainsi que les employeurs sous réglementation fédérale.
Par contre, les employés de Starbucks en Alberta se sont heurtés à de nombreux obstacles. «Le processus a nécessité plus de temps du fait qu’ils étaient obligés d’envoyer leurs bulletins par la poste. Même le numérique aurait été préférable parce que beaucoup de personnes ont été dissuadées de voter», estime Chey Watson (SL 1-207), barista au Starbucks du quartier Millrise de Calgary.
Pour Liezsel Cariaso (SL 8300), serveuse en chef à la maison de retraite Russellhill à Toronto, la semaine après que les cartes aient été remplies a été très difficile. «L’employeur s’est adonné à des tactiques malhonnêtes en recourant à des services de restauration pendant toute la semaine. J’ai fait du covoiturage avec des membres pour me rendre au travail et leur expliquer les avantages d’avoir un syndicat dans notre lieu de travail. Il était important de leur parler dans leur propre langage des raisons de notre combat et de ce dont nous avons besoin dans nos lieux de travail.»
Martin Laberge (SL 3953), un recruteur du District 5, a remarqué que mobiliser les jeunes a été une bonne chose pour le processus. «Les jeunes ne manquent pas de créativité, ils ont une nouvelle vision des choses. Il faut les impliquer et apprendre à connaître leur réalité. Il est important de rester à leur côté, de les retenir, de les motiver et de dialoguer avec eux.»
Le recrutement, c’est l’avenir de notre syndicat. Les délégués ont ensuite adopté une série de résolutions visant à renforcer le travail du syndicat en matière de recrutement et de mobilisation des travailleurs. Le directeur du District 5, Dominic Lemieux, présidait le Comité des résolutions.
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