Chez nous, les Métallos, la solidarité internationale est profondément ancrée. C’est la force vive de notre syndicat et la solution vers laquelle nous nous tournons dans les jours les plus sombres. À l’heure actuelle, nous faisons face à d’énormes défis de part et d’autre de la frontière.
Ici, au Canada, nos emplois sont confrontés à une grande incertitude. Le coût de la vie ne cesse d’augmenter et peu de logements abordables sont disponibles dans un contexte économique en contraction. Partout au Canada, nos membres et le grand public sont inquiets, et avec raison.
Aux États-Unis, des centaines de milliers d’emplois sont supprimés dans le secteur public, les droits sont en recul chaque jour qui passe, les descentes des services d’immigration terrorisent les collectivités, la vie devient plus chère et la guerre commerciale qui sévit ne fait qu’aggraver la situation.
C’est pourquoi notre syndicat s’est engagé avec autant de vigueur dans la lutte contre les tarifs. C’est dans des moments comme ceux-ci qu’il est si important de faire partie d’un syndicat et nous avons la chance de faire partie d’un syndicat international. Grâce au syndicat, nous avons une voix au travail, à la table de négociation et dans la lutte actuelle contre les tarifs.
En tant que directeur national, j’ai travaillé aux côtés du président international du Syndicat des Métallos, Dave McCall, et de tous les membres du Conseil exécutif international, y compris les directeurs de districts du Canada et des États-Unis, pour défendre les intérêts
de nos membres au Canada et aux États-Unis sur la question des tarifs inconsidérés imposés au Canada par le président américain Donald Trump.
Les tarifs de Donald Trump mettent en péril nos emplois ici, et même si on essaie de faire croire le contraire à nos homologues américains en leur disant que ces tarifs sont bénéfiques pour eux et pour leurs emplois, c’est tout le contraire qui se produit.
Nos économies sont intimement liées et, au moment d’écrire ces lignes, Donald Trump a doublé ses tarifs sur l’acier et l’aluminium canadiens pour les porter à 50 %, ciblant ainsi sévèrement les travailleur.euse.s canadien.ne.s.
Comme nous l’avons fait depuis la première menace tarifaire, nous pressons le gouvernement fédéral de soutenir les travailleur.euse.s et les emplois canadiens par des politiques d’approvisionnement agressives, en ciblant le commerce déloyal, en comblant enfin les énormes lacunes de l’Assurance-emploi et en appliquant des contre-mesures ciblées et des tarifs de rétorsion pour mettre un terme à cette guerre inutile.
J’ai été encouragé par la solidarité exprimée par les Métallos des deux côtés de la frontière lors de notre récent Congrès international à Las Vegas. Les temps sont durs, mais l’union fait la force, et il est dans notre intérêt de travailler ensemble, des deux côtés de la frontière, comme un seul syndicat.
Solidarité, pour toujours.
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